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Simon
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Simon

VIP-Blog de fantasyhistory
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  • Créé le : 21/09/2008 18:16
    Modifié : 21/09/2008 18:22

    Garçon (15 ans)
    Origine : Valleiry
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    Suite

    21/09/2008 18:22

    Suite


    Simon lâché sa main discrètement sa main et avait maladroitement rassuré sa mère.

    Il avait passé le reste de la soirée à invoquer la flamme dans sa main jusqu'à ce qu’il lui prenne l’idée de la refermer alors que la flamme était allumée. Son poing s’enflamma presque aussitôt d’une flamme froide pour sa main, mais qui commençait déjà à roussir ses cheveux mi-longs d’un noir de jais. Comme dans des jeux de combat fantastiques ! Jamais il n’aurait cru voir ça dans une vie !

    Puis, un peu plus tard dans la soirée, il eut l’idée de prendre la flamme avec son autre main, mais lorsqu’il la retira, la flamme s’était transformée – non, il ne rêvait pas – en une boule de feu. Mais cette boule de feu, il la reconnaissait : c’était la réplique miniature du Soleil. Plus il écartait les doigts, plus la boule de feu grandissait, et plus il avait senti son énergie passer de son corps à la boule de feu. Mais c’est en plaquant ses deux paumes l’une contre l’autre que la boule avait fini par disparaître. Ainsi que l’énergie qu’il avait utilisée en créant la boule.

    Après un repas copieux, il avait fini par se coucher et sombrer rapidement dans un sommeil où questions, fierté, crainte et perplexité étaient maîtres des lieux.

     

    Tandis que de l’autre côté de la rue, un homme mystérieux qui n’avait rien manqué de la scène descendait adroitement d’un arbre sur lequel il avait élu observatoire. Il finit par atterrir avec souplesse dans le gazon qui l’entourait. Il vérifia l’absence même des lumières de phares des voitures assez tardive, puis pointa deux fois le doigt à approximativement la même hauteur, mais pas au même endroit puis s’accroupis pour toucher le sol exactement sous les endroits qu’il avait pointé. Il recula d’un pas et observa les liserais violets qui sortaient littéralement de sous terre, rejoindre les points qu’il avait touché du doigt et finit par former un rectangle qui devait atteindre un bon mètre quatre vingt de haut. L’homme fini par agripper un liserai avec une main, jeta un dernier regard autour de lui puis tira le liserai à lui comme s’il s’agissait d’une porte, avant de disparaître derrière, tandis que les liserais devenaient terne, avant de disparaître.

     

    Le téléphone mobile qui faisait office de réveil commença à diffuser le solo d’une guitare électrique d’un groupe de hard rock tôt le lendemain matin, faisant bondir Simon hors de son lit. Sans stopper son mobile, il commença à s’habiller en hochant la tête au rythme de la voix un peu aigu qui débitait des paroles peu compréhensibles. Mais le rythme était bon.

    Il finit par désactiver le réveil avant de dévaler les escaliers en gardant tout juste son équilibre jusqu’à ce qu’il arrive au bas des marches, puis couru presque à la cuisine pour y prendre son petit déjeuner. Aujourd’hui était vendredi, la veille du week-end, le jour préféré de Simon, qui devrait encore supporter les skinheads et leurs sarcasmes encore une journée. Mais aujourd’hui, il se sentait merveilleusement d’attaque.

    La maison était silencieuse, car ses parents étaient déjà partis dans leurs bureaux respectifs, dans le centre de la ville.

    Simon se coupa deux tartines qu’il beurra largement, avant de les faire légèrement griller à la chaleur de la flamme produite d’un claquement de doigt. Il adorait faire ce tour, bien qu’il n’en connaisse d’autre. Il devrait par contre faire attention de produire une flamme en plein cours dans le lycée. Mais cela ne voulait pas dire que Simon n’allait pas faire une crasse à Helga.

     

    Dans le bus scolaire, il alluma machinalement son lecteur MP3, avant de regarder le paysage qui défilait à toute vitesse par la vitre sans vraiment le voir. Il repensait à tout ce qui lui arrivait.

    Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant et pas avant ? Y avait-il un responsable ? Et qui serait-il ? Certainement pas quelqu’un parmi le clan des skinhead ; c’était tout juste s’ils ne voulaient pas lui faire la peau.





     
     


     

    Simon

    21/09/2008 18:21

    Simon


    Simon était rentré au lycée depuis plus de deux mois, et avait su qu’il ne s’y intégrerait pas avant longtemps. L’administration avait commis la grosse erreur de rassembler tout un clan qui s’était formé l’année précédente, en 2007. Il y avait environ trois membres par classe en moyenne, et il était donc presque forcé qu’ils se retrouvent unis. Ils étaient trente deux, et le clan est composé de trente et un membres… plus lui ! Il lui avait souvent eut l’envie de crier « pourquoi moi ? » en plein cours alors que les élèves s’envoyaient des messages sur leur téléphone portable qui changeait toutes les semaines et que leur professeur semblait les seuls passionnés dans ce qu’ils faisaient. Et lui, il était le seul à écouter, à faire ses devoirs et à ne pas répondre au professeur. Il se sentait tellement modèle qu’il était tenté d’abandonner son titre. Mais il le gardait car il ne voulait pas, surtout pas ressembler au clan.

    Le clan avait nommé une fille, Helga, pour qui ses profits personnels passaient avant tout. Il y avait de nombreuses différences entre chaque membre du clan, mais ils avaient tous une particularité : ils étaient skinhead. Ils étaient donc tous habillés de couleur qui allaient pas du tout ensemble avec un jean déchiré (pour ne pas dire lacéré) qui tombait parfois jusqu’aux genoux tellement il était bas. Ils avaient pris pour habitude de ne pas sortir de chez eux sans trois piercings au nez, aux oreilles ou à l’arcade sourcilière, et sans avoir une quantité presque industrielle de chaînes en métal. Inutile de continuer plus loin la description quand on imagine déjà très bien.

    Tout cela pour dire que le seul adolescent qui n’avait pas sa place était regardé d’un drôle d’air. Il était sans cesse harcelé, de temps humilié et encore plus rarement racketté.

    Sa famille n’était pas vraiment un soutien moral, alors il se réfugiait dans sa chambre pour jouer à ses jeux vidéo, lire et écouter en boucle de la techno. On pourrait imaginer que ses amis de l’année précédente l’auraient au moins aidé pour évacuer toute la frustration et la colère qui se transformait lentement en envie de meurtre. Mais il n’en avait pas et ses maigres connaissances s’étaient détournées de lui.

    La mère de Simon disait très souvent que son fils était imaginatif, qu’il rêvait souvent à des dragons cracheurs de feu et maîtres de cieux. Elle n’avait pas tort, car son fils, qui approchait la majorité, désirait secrètement avoir des pouvoirs magiques, ou alors avoir un talent merveilleux caché. Après une journée particulièrement éprouvante où les <> s’étaient constamment moqués de lui, il s’était effondré dans son lit avant de lâcher un énorme soupir. Il avait positionné son oreiller de telle sorte qu’il puisse l’utiliser comme dossier contre le mur.

    Il avait tâtonné ensuite sa couette sur laquelle un dragon particulièrement effrayant poussait un cri éternel tandis que des éclairs rouges tombaient un peu partout. Simon avait finit par dénicher ce qu’il cherchait : sa console. Il l’avait allumé sans même la regarder, preuve d’un incontestable savoir-faire. L’écran avait affiché la page d’accueil du jeu et Simon avait démarré le jeu en quelques pressions sur divers boutons. Un bon massacre de dragon lui ferait du bien.

    Tandis que le logiciel chargeait les données, Simon avait claqué des doigts comme quand il s’imaginait qu’une flamme apparaître dans le creux de sa main. Puis il avait détourné son intension sur son jeu, car le chargement avait pris fin, et le jeu avait demandé de choisir un personnage dans une armure intimidante et portant une épée redoutable dans son dos. Ce fut pendant que le jeu se chargeait qu’il avait senti une chaleur qui commençait à devenir insupportable sur sa joue droite. Une flamme légèrement plus grande que celle d’une bougie était en train de brûlait dans sa main. Dans sa main, car cette dernière ne ressentait aucune chaleur.

    Poussant un cri d’effroi, Simon l’avait secouée en tous pour éteindre quelque chose qu’il ne contrôlait pas. Mais à cause du mouvement d’air provoqué par la main de Simon qui s’était agitée en tous sens, la flamme s’était éteinte.

    Alertée par les cris de son fils, la mère de Simon avait passé la tête par la porte :

    -Que se passe t’il, Simon, tu t’es fait mal ?




     
     

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